Comment fonctionne une pompe à chaleur ?
La pompe à chaleur capte l’énergie dans un milieu extérieur (air, eau ou sol) grâce à l’évaporateur, puis augmente la température de cette énergie thermique grâce au compresseur, pour ensuite la transférer, à la bonne température, dans l’espace à chauffer ou à rafraîchir.
Une pompe à chaleur fonctionne comme un réfrigérateur. Elle se compose principalement de 4 éléments :
- L'évaporateur : Les calories puisées dans l'atmosphère sont transférées vers le fluide frigorigène. Pour ce faire, ce dernier doit toujours être plus froid que l'air extérieur. L'air refoulé est environ 5°C moins élevé.
Comment ? Grâce aux ailettes de l’évaporateur qui permettent aux calories de chauffer le fluide contenu dans le circuit de la PAC. C’est ce transfert de chaleur qui permet son évaporation. - Le compresseur : Le fluide à l’état gazeux est compressé afin de monter en pression et en température.
Comment ? Via un effet de pompe à vélo du compresseur qui échauffe le fluide caloporteur de façon significative en le faisant basculer de l’état gazeux basse pression à l’état gazeux haute pression. - Le condenseur : Il transfère les calories contenues dans le fluide vers le circuit hydraulique.
Conséquences ? Le fluide se condense et passe de l'état gazeux à liquide. La liaison hydraulique profite de ce changement d'état pour se charger en calories (environ +5°C). Elle part ensuite de la PAC vers l’unité intérieure pour chauffer le circuit de chauffage et d’eau chaude sanitaire. - Le detendeur : Le fluide baisse en pression et est très nettement refroidi grâce à un détendeur (détente adiabatique). L’intérêt ? Lui permettre de se recharger en calories dès la prochaine étape ! La boucle est bouclée.
Le fluide est un conducteur essentiel dans le procédé. Depuis quelques années, un virage s’est opéré vers le fluide réfrigérant R32. Cependant, ce gaz reste très polluant. Il est d’ailleurs interdit par la F-GAS, qui préconise des fluides moins nocifs tels que le R290 (propane), qui ne contiennent pas de HFC (hydroflurocarbure) et sont 325 fois moins nocifs pour l’environnement (en comparaison au R32). Le degré de nocivité est mesuré avec le PRG (potentiel de réchauffement global), qui est de 3 pour le R290 et de 675 pour le R32.
C’est pour cela qu’intuis a fait le choix dès 2010 d’utiliser le fluide R290 pour ses équipements.









